Les rencontres.

Etape Lauzerte / Moissac

Départ
Lauzerte
28.7 kms
Arrivée
Moissac

Point de départ :

Chez Serge

Gîte / Gîte d'étape Lauzerte

Point d'arrivée :

Ultreia

Gîte / Gîte d'étape Moissac

C'est après bien discuté et pris un bon repas avec Serge Pradin que je suis allé me coucher fourbu vers 20 heures 30. Auparavant, j'ai eu des frissons. Je sentais le froid. Ce n'était qu'un des effets de la fatigue. Mais j'ai tout de même attrapé un rhume. Ce nez un peu bouché m'a un peu gêné pour m'endormir avec mon appareil pour l'apnée du sommeil. J'ai passé un longue et bonne nuit de sommeil.

Je me lève ce matin à 06 heures 45 et ressens aussitôt que mes muscles le rappellent ne pas être habitués au traitement que je leur fais subir. J'ai les jambes raides. La douleur de l'arthrose de la hanche est plus prégnante. Je fais quelques étirements. Merci du conseil PHilippe Dufloux . Ça va mieux après.

Je descends pour un généreux petit déjeuner avec Serge. C'est incontestablement un homme qui a le cœur sur la main et qui est empli de bienveillance. Le monde se porterait mieux s'il y en avait beaucoup plus comme lui. Merci Serge pour ton accueil.
À la sortie de Lauzerte, un chemin de terre en descente m'attends. Entre le sol bien humide et les feuilles mortes tapissant le sol, je pense me mettre en position tout schuss pour rejoindre le bitume. J'y renonce , mais avance prudemment.

Je traverse la route et prends ensuite le sentier menant à la Chapelle Saint Sernin. Je retrouve le cocktail eau ruisselante, boue, feuilles mortes, racines et pierres lissées par le passage des pèlerins. Ça monte et ça descend. J'ai du mal, mais j'avance. À la chapelle Saint Sernin, j'ai une hésitation avant de tenter d'ouvrir la porte. Pourvu que ce n soit pas fermé. Mon pouce appuie sur le loquet et je pousse la porte. Miracle ! Elle s'ouvre. Enfin ! Je prends un moment de prière et de pause.

Je reprends la marche et passant devant la La Ferme de Parry - Snack'a dos., je vois arriver Jean-Yves sur son tracteur. Nous discutons quelques minutes. Il est toujours aussi jovial. J'avais dormi chez lui il y a quelques temps déjà.
C'est n'est pas tout, il faut que j'avance !

Au revoir Jean-Yves . Je rejoins la route un peu plus loin.

Un chemin longeant la route a été aménagé. Bonne idée car ça roule un peu à cet endroit. J'emprunte le chemin et le quitte dès que je peux pour marcher sur le bitume. C'est très glissant et mes chaussures s'enfoncent dans la boue. C'est trop compliqué pour moi. Il n'y a pas de pluie aujourd'hui, mais il y en a tellement eu avant qu'il faut du temps pour que le sol absorbe et que ça sèche.

Plus loin, je reprends le chemin qui, alertant montées et descentes,serpente dans les champs. Je croise même une grenouille au milieu du chemin. Elle réclame un bisou, mais je m'y refuse. Je dois être au gîte Ultreïa Moissac , pour l'étape du jour et je n'ai pas le temps de faire de folies de mon corps.

A 11h45 au mieux, j'arrive au Relais Saint Jacques à Durfort Lacapelette, où je prends un Perrier en mangeant le sandwich que m'a préparé Serge. Cela fait la troisième fois fois que je fais le chemin et je n'ai jamais mis autant de temps pour rejoindre Durfort Lacapelette. Je suis parti à 8 heures de Lauzerte. J'ai donc mis 03h45 au lieu des 02h30 habituelles. Je sais bien que j'en ai perdu physiquement, mais je sais aussi que la difficulté est accrue par la pluie qui s'est déversée sur le chemin et l'a rendu difficilement praticable. Deux pelerines me rejoignent et nous discutons du chemin et de la vie.

Je reprends mon chemin vers Moissac, en privilégiant le bitume.

À l'entrée de Moissac, je choisis la variante. J'ai déja, à deux reprises pris l'entrée de la ville par le bord de la route très fréquentée. La variante monte sur les hauteurs. Le chemin glisse encore 😁. Ensuite ça continue de monter sur la route, avant de descendre par un chemin sécurisé par un astucieux revêtement de béton.

L'abbatiale de Moissac me tends les bras. Je m'incline en y entrant. Sur la gauche se trouve un homme habillé de façon un peu excentrique avec des couleurs chamarrées. Il porte des crocs de couleurs. Il a une enceinte bluetooth et se met à reprendre deux chants interprétés par un groupe de chanteurs militaires qui est LES PADRES. Pendant que je me recueille, j'entends "regardez l'humilité de Dieu" , "Les anges de nos campagnes" et "l'ave Maria". Mon moment pour arriver à l'abbatiale ne pouvait pas être mieux choisi.

Je poursuis jusqu'au gite ULTREIA. Carole et Marc m'accueillent autour d'un rafraîchissement et d'une brioche maison dans le jardin. De l'extérieur on n'imagine pas la taille du gîte. A l'arrière de la maison de ville en façade, se trouve un jardin avec une pergola. Des poules d'ornement sont à la fois présentes par leur plumage particulier mais aussi assez discrètes. Bref, que le plaisir des yeux pour les pèlerins. Derrière le jardin, il y a une autre maison avec des chambres d'hôtes "écrin" et des dortoirs. Il y a en tout une vingtaine de couchages. Je sens que je vais m'y plaire.

Pour la suite du chemin, je vais probablement revoir mes prétentions et réduire la longueur des étapes dans la mesure du possible. J'ai accumulé de la fatigue ces derniers mois et je dois penser à me préserver en n'étant plus un bourrin qui ne s'écoute pas.

Je ne sais pas si j'arriverai jusqu'à SJPP, mais en tous cas, je fais de belles rencontres.

Je vous laisse, je me fais le cadeau d'un massage amma assis, auquel est formé Marc.

C'est après bien discuté et pris un bon repas avec Serge Pradin que je suis allé me coucher fourbu vers 20 heures 30. Auparavant, j'ai eu des frissons. Je sentais le froid. Ce n'était qu'un des effets de la fatigue. Mais j'ai tout de même attrapé un rhume. Ce nez un peu bouché m'a un peu gêné pour m'endormir avec mon appareil pour l'apnée du sommeil. J'ai passé un longue et bonne nuit de sommeil.

Je me lève ce matin à 06 heures 45 et ressens aussitôt que mes muscles le rappellent ne pas être habitués au traitement que je leur fais subir. J'ai les jambes raides. La douleur de l'arthrose de la hanche est plus prégnante. Je fais quelques étirements. Merci du conseil PHilippe Dufloux . Ça va mieux après.

Je descends pour un généreux petit déjeuner avec Serge. C'est incontestablement un homme qui a le cœur sur la main et qui est empli de bienveillance. Le monde se porterait mieux s'il y en avait beaucoup plus comme lui. Merci Serge pour ton accueil.
À la sortie de Lauzerte, un chemin de terre en descente m'attends. Entre le sol bien humide et les feuilles mortes tapissant le sol, je pense me mettre en position tout schuss pour rejoindre le bitume. J'y renonce , mais avance prudemment.

Je traverse la route et prends ensuite le sentier menant à la Chapelle Saint Sernin. Je retrouve le cocktail eau ruisselante, boue, feuilles mortes, racines et pierres lissées par le passage des pèlerins. Ça monte et ça descend. J'ai du mal, mais j'avance. À la chapelle Saint Sernin, j'ai une hésitation avant de tenter d'ouvrir la porte. Pourvu que ce n soit pas fermé. Mon pouce appuie sur le loquet et je pousse la porte. Miracle ! Elle s'ouvre. Enfin ! Je prends un moment de prière et de pause.

Je reprends la marche et passant devant la La Ferme de Parry - Snack'a dos., je vois arriver Jean-Yves sur son tracteur. Nous discutons quelques minutes. Il est toujours aussi jovial. J'avais dormi chez lui il y a quelques temps déjà.
C'est n'est pas tout, il faut que j'avance !

Au revoir Jean-Yves . Je rejoins la route un peu plus loin.

Un chemin longeant la route a été aménagé. Bonne idée car ça roule un peu à cet endroit. J'emprunte le chemin et le quitte dès que je peux pour marcher sur le bitume. C'est très glissant et mes chaussures s'enfoncent dans la boue. C'est trop compliqué pour moi. Il n'y a pas de pluie aujourd'hui, mais il y en a tellement eu avant qu'il faut du temps pour que le sol absorbe et que ça sèche.

Plus loin, je reprends le chemin qui, alertant montées et descentes,serpente dans les champs. Je croise même une grenouille au milieu du chemin. Elle réclame un bisou, mais je m'y refuse. Je dois être au gîte Ultreïa Moissac , pour l'étape du jour et je n'ai pas le temps de faire de folies de mon corps.

A 11h45 au mieux, j'arrive au Relais Saint Jacques à Durfort Lacapelette, où je prends un Perrier en mangeant le sandwich que m'a préparé Serge. Cela fait la troisième fois fois que je fais le chemin et je n'ai jamais mis autant de temps pour rejoindre Durfort Lacapelette. Je suis parti à 8 heures de Lauzerte. J'ai donc mis 03h45 au lieu des 02h30 habituelles. Je sais bien que j'en ai perdu physiquement, mais je sais aussi que la difficulté est accrue par la pluie qui s'est déversée sur le chemin et l'a rendu difficilement praticable. Deux pelerines me rejoignent et nous discutons du chemin et de la vie.

Je reprends mon chemin vers Moissac, en privilégiant le bitume.

À l'entrée de Moissac, je choisis la variante. J'ai déja, à deux reprises pris l'entrée de la ville par le bord de la route très fréquentée. La variante monte sur les hauteurs. Le chemin glisse encore 😁. Ensuite ça continue de monter sur la route, avant de descendre par un chemin sécurisé par un astucieux revêtement de béton.

L'abbatiale de Moissac me tends les bras. Je m'incline en y entrant. Sur la gauche se trouve un homme habillé de façon un peu excentrique avec des couleurs chamarrées. Il porte des crocs de couleurs. Il a une enceinte bluetooth et se met à reprendre deux chants interprétés par un groupe de chanteurs militaires qui est LES PADRES. Pendant que je me recueille, j'entends "regardez l'humilité de Dieu" , "Les anges de nos campagnes" et "l'ave Maria". Mon moment pour arriver à l'abbatiale ne pouvait pas être mieux choisi.

Je poursuis jusqu'au gite ULTREIA. Carole et Marc m'accueillent autour d'un rafraîchissement et d'une brioche maison dans le jardin. De l'extérieur on n'imagine pas la taille du gîte. A l'arrière de la maison de ville en façade, se trouve un jardin avec une pergola. Des poules d'ornement sont à la fois présentes par leur plumage particulier mais aussi assez discrètes. Bref, que le plaisir des yeux pour les pèlerins. Derrière le jardin, il y a une autre maison avec des chambres d'hôtes "écrin" et des dortoirs. Il y a en tout une vingtaine de couchages. Je sens que je vais m'y plaire.

Pour la suite du chemin, je vais probablement revoir mes prétentions et réduire la longueur des étapes dans la mesure du possible. J'ai accumulé de la fatigue ces derniers mois et je dois penser à me préserver en n'étant plus un bourrin qui ne s'écoute pas.

Je ne sais pas si j'arriverai jusqu'à SJPP, mais en tous cas, je fais de belles rencontres.

Je vous laisse, je me fais le cadeau d'un massage amma assis, auquel est formé Marc.

Yannick duval

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