L'eau c'est la vie.... Ça tombe bien !

Etape Lascabanes / Lauzerte

Départ
Lascabanes
23.5 kms
Arrivée
Lauzerte

Point de départ :

Le nid des anges

Gîte / Gîte d'étape Lascabanes

Point d'arrivée :

Chez Serge

Gîte / Gîte d'étape Lauzerte

Je me réveille à 05 heures 45. L'autre pèlerin dans le dortoir dort encore. De toute évidence mon appareil pour l'apnée du sommeil n'a aucun impact sur son repos. Je me rendors car je me dis que je vais respecter son sommeil avant de faire du bruit en rangeant mes affaires.
07 H15 j'émerge à nouveau. Je range mon sac en faisant le moins de bruit possible. Mission accomplie, Pierre dort toujours. Je descends, prends un café et une banane avant de laisser mon obole dans la boîte à donativo. Il fait bon et en laçant mes chaussures au niveau de la table devant le gîte, je me demande si je vais mettre ma veste de pluie. La réponse arrive immédiatement. Il se met à pleuvoir.
Je me mets en marche et commence à monter vers la Chapelle Saint Jean de Froid. Le chemin est humide et jonché de feuilles mortes qui reposent sur les pierres lissées par le pas des pèlerins aux fils des ans. Je comprends tout de suite qu'il faut que je sois vigilant.
J'arrive à la chapelle Saint Jean de Froid. J'ai bien l'intention de m'y recueillir quelques minutes. Peine perdue....la chapelle est fermée. J'ai déjà dormi deux fois dedans. Hier je voulais y dormir, mais je me suis finalement arrêté au gîte Le Nid des Anges car j'avais besoin de faire un courrier important pour ma fille. Et puis un ami m'avait rappelé que le gîte était ouvert. Je me dis qu'IL a veillé à ce que j'ai ce dont j'ai besoin et non pas ce dont j'ai envie. La nuit au gîte a été réparatrice. J'avais moins de douleurs en me levant ce matin.
Je continue à marcher vers Montcuq. Le chemin est gorgé d'eau et j'apprécie d'être au sec dans mes chaussures de randonnée. Bien souvent la boue les recouvre avant d'être évacuée par la flaque suivante ou la pluie qui tombe plus ou moins fort.
En arrivant à Montcuq, je me dis qu'il faudra que j'évite les blagues grasses avec Montcuq, lorsque je ferai mon écrit du jour. .... C'est justement à l'entrée du sentier descendant vers ce village cher à Daniel Prévost, que je glisse et me rattrape de justesse. Beau rappel à l'ordre 😁. Je mange une assiette mixte dans un le premier bar et reprend ensuite ma marche.
Je suis les balises rouge et blanches, mais je suis perplexe. Je ne reconnais pas le chemin que j'ai déjà parcouru au moins deux fois selon mes souvenirs. À la sortie de Montcuq, le chemin longe un pré qui monte vers une forêt. L'eau ruisselle et je peine à monter. J'ai pris du poids et je traîne difficilement ma carcasse. En plus dès que je pose un pied au sol pour avancer l'autre, je glisse un peu. J'ai l'impression de marcher un peu dans du sable mais en plus casse-gueule 😁. Je finis par arriver essoufflé en haut. J'ai pourtant essayé de maîtriser mon effort . Le chemin, agrémenté de flaques et de mares se poursuit avant de descendre vers Rouillac. Décidément, ce chemin ne me dit rien. J'essaie d'entrer dans l'église, mais elle est elle aussi fermée. Tant pis, je continuerai de prier dans la nature sous la capuche de ma veste de pluie. Je téléphone pour trouver un gîte pour ce soir et reprend la marche.
Au regard de ma condition physique que je dois améliorer, de la météo et de l'état du chemin qui est trop glissant pour moi, je décide de marcher jusqu'à Lauzerte en prenant la route. Ce n'est finalement pas si loin du chemin.
La pluie continue de tomber . Quelle journée !
À deux km de Lauzerte, ce sont des cordes qui tombent du ciel. J'ai ma dose et je tend le pouce. Sur cette route peu fréquentée à ce moment, arrive immédiatement une voiture, qui m'emmène à Lauzerte.
C'est devant un grand crème sous les arcades que j'écris.
Aller ! J'en reprends un autre !
Tout au long de la journée, entre deux glissades, j'ai réfléchis aux "épreuves" que la vie nous apporte et la distance entre ce que nous voulons et ce qu'il nous faut pour avancer. Vaste sujet, mais oh combien gratifiant quand on y prête attention.
À suivre, demain.

Je me réveille à 05 heures 45. L'autre pèlerin dans le dortoir dort encore. De toute évidence mon appareil pour l'apnée du sommeil n'a aucun impact sur son repos. Je me rendors car je me dis que je vais respecter son sommeil avant de faire du bruit en rangeant mes affaires.
07 H15 j'émerge à nouveau. Je range mon sac en faisant le moins de bruit possible. Mission accomplie, Pierre dort toujours. Je descends, prends un café et une banane avant de laisser mon obole dans la boîte à donativo. Il fait bon et en laçant mes chaussures au niveau de la table devant le gîte, je me demande si je vais mettre ma veste de pluie. La réponse arrive immédiatement. Il se met à pleuvoir.
Je me mets en marche et commence à monter vers la Chapelle Saint Jean de Froid. Le chemin est humide et jonché de feuilles mortes qui reposent sur les pierres lissées par le pas des pèlerins aux fils des ans. Je comprends tout de suite qu'il faut que je sois vigilant.
J'arrive à la chapelle Saint Jean de Froid. J'ai bien l'intention de m'y recueillir quelques minutes. Peine perdue....la chapelle est fermée. J'ai déjà dormi deux fois dedans. Hier je voulais y dormir, mais je me suis finalement arrêté au gîte Le Nid des Anges car j'avais besoin de faire un courrier important pour ma fille. Et puis un ami m'avait rappelé que le gîte était ouvert. Je me dis qu'IL a veillé à ce que j'ai ce dont j'ai besoin et non pas ce dont j'ai envie. La nuit au gîte a été réparatrice. J'avais moins de douleurs en me levant ce matin.
Je continue à marcher vers Montcuq. Le chemin est gorgé d'eau et j'apprécie d'être au sec dans mes chaussures de randonnée. Bien souvent la boue les recouvre avant d'être évacuée par la flaque suivante ou la pluie qui tombe plus ou moins fort.
En arrivant à Montcuq, je me dis qu'il faudra que j'évite les blagues grasses avec Montcuq, lorsque je ferai mon écrit du jour. .... C'est justement à l'entrée du sentier descendant vers ce village cher à Daniel Prévost, que je glisse et me rattrape de justesse. Beau rappel à l'ordre 😁. Je mange une assiette mixte dans un le premier bar et reprend ensuite ma marche.
Je suis les balises rouge et blanches, mais je suis perplexe. Je ne reconnais pas le chemin que j'ai déjà parcouru au moins deux fois selon mes souvenirs. À la sortie de Montcuq, le chemin longe un pré qui monte vers une forêt. L'eau ruisselle et je peine à monter. J'ai pris du poids et je traîne difficilement ma carcasse. En plus dès que je pose un pied au sol pour avancer l'autre, je glisse un peu. J'ai l'impression de marcher un peu dans du sable mais en plus casse-gueule 😁. Je finis par arriver essoufflé en haut. J'ai pourtant essayé de maîtriser mon effort . Le chemin, agrémenté de flaques et de mares se poursuit avant de descendre vers Rouillac. Décidément, ce chemin ne me dit rien. J'essaie d'entrer dans l'église, mais elle est elle aussi fermée. Tant pis, je continuerai de prier dans la nature sous la capuche de ma veste de pluie. Je téléphone pour trouver un gîte pour ce soir et reprend la marche.
Au regard de ma condition physique que je dois améliorer, de la météo et de l'état du chemin qui est trop glissant pour moi, je décide de marcher jusqu'à Lauzerte en prenant la route. Ce n'est finalement pas si loin du chemin.
La pluie continue de tomber . Quelle journée !
À deux km de Lauzerte, ce sont des cordes qui tombent du ciel. J'ai ma dose et je tend le pouce. Sur cette route peu fréquentée à ce moment, arrive immédiatement une voiture, qui m'emmène à Lauzerte.
C'est devant un grand crème sous les arcades que j'écris.
Aller ! J'en reprends un autre !
Tout au long de la journée, entre deux glissades, j'ai réfléchis aux "épreuves" que la vie nous apporte et la distance entre ce que nous voulons et ce qu'il nous faut pour avancer. Vaste sujet, mais oh combien gratifiant quand on y prête attention.
À suivre, demain.

Yannick duval

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