Une étape de folie douce

Etape Castet-Arrouy / Marsolan

Départ
Castet-Arrouy
20.3 kms
Arrivée
Marsolan

Point de départ :

Le temps de l'escargot

Chambre d'hôtes Castet-Arrouy

Point d'arrivée :

Chemin de tables

Chambre d'hôtes Marsolan

Quel chemin parsemé de belles rencontres !

Nous avons encore bien discuté avec notre hôte Jean-Patrick du gîte Le Temps de l'Escargot.

Ce matin Serge rentre chez lui et je poursuis mon chemin dans l'idée d'aller jusqu'à Marsolan et d'être demain à Condom.

Je sors du gîte en me disant que le temps va être ensoleillé. 20 mètres plus loin, je sens les gouttes d'eau qui traversent mon épaisse chevelure. Je retire le sac à dos et enfile ma veste de pluie. Je reprends le chemin et m'arrête deux kilomètres plus loin. Il n'a pas vraiment plu.

La marche se déroule dans des chemins de terre gorgés d'eau. La terre est amoureuse dans le coin et colle bien à mes chaussures. Je fais tellement de pas chassés que j'aurais dû enfiler un tutu rose ce matin en lieu et place de mon pantalon de marche kaki.

Il fait beau temps cependant et c'est en tee-shirt que j'arrive à Lectoure. Je me rends à la cathédrale Saint Gervais Saint Protais pour un moment alliant la pause et la prière. C'est jour de marché aujourd'hui et j'achète trois samoussas et trois nems. Il m'est donné un peu de salade pour accompagner le reste. Je descends les remparts et trouve un banc avec vue sur mer les jours ou la terre est plate, mais pas aujourd'hui. C'est l'occasion d'aérer les arpions.

Ayant fini de manger, je repars en direction de Marsolan. Le chemin est d'abord en bord de route et ne passe plus dans la zone très humide boisée. Le chemin se poursuit ensuite entre les champs. Le soleil cogne et je bois régulièrement.

Je me sens bien. Je me suis débarrassé des aigreurs d'estomac qui m'accompagnaient depuis quelques jours. Je leur ai dit que j'avais compris le message et elles se sont posées sur le bord du chemin, attendant le prochain pèlerin. Vous voilà prévenu !

Ça va tellement bien que j'envisage de poursuivre jusqu'à La Romieu où l'église Sainte Germaine. Je sais pouvoir bivouaquer dans ces deux lieux si chargés de foi, d'histoire.

Avant d'arriver en vue de Marsolan, je n'ai plus d'eau à boire. J'ai la gorge sèche et commence à divaguer. J'entends un bruit bizarre dans le ciel. C'est un essaim de brochettes verticales dans une inhabituelle position allongée. Comment est ce possible ? Je comprends en voyant Mahdi à califourchon sur la première brochette et qui me crie plusieurs fois "Sois Chentil et ça va t'aller". Il repart à toute allure en me disant qu'il est bientôt à court de sauce chimichurri. Il a l'air inquiet, alors je lui crie " Sois Chentil et ça va t'aller". Il me regarde bizarrement et m'envoie plein d'emojis au cheveux gris bouclés sur le dessus et rasés sur les côtés et qui ont la bouche en cul de poule.

Je continue en direction de Marsolan et dépasse des champs de chopes de bières bien fraîche, protégées par des tirs d'olives vertes fourrées à l'ail.

Je prends mes jambes à mon cou et j'arrive devant le cimetière de Marsolan. J'y fais le plein d'eau et j'ai l'impression de sortir d'un rêve.

Il commence quand même à pleuvoir et je prends ça comme le signe que je dois rester ici. Je commence à chercher une solution d'hébergement et la trouve en quelques minutes, alors que je suis abrité de la pluie. Dès que j'ai trouvé mon hébergement, la pluie s'arrête de tomber et le soleil revient..... Je crains alors de revoir Mahdi sur sa brochette verticale allongée. Je suis sûr qu'il est derrière tout ça. J'ai raison ! Je l'entends au loin qui crie "La pluie du matin n'arrête pas le Pèlerin". C'est absurde, cette histoire, non? On est en plein après-midi.

Quel chemin parsemé de belles rencontres !

Nous avons encore bien discuté avec notre hôte Jean-Patrick du gîte Le Temps de l'Escargot.

Ce matin Serge rentre chez lui et je poursuis mon chemin dans l'idée d'aller jusqu'à Marsolan et d'être demain à Condom.

Je sors du gîte en me disant que le temps va être ensoleillé. 20 mètres plus loin, je sens les gouttes d'eau qui traversent mon épaisse chevelure. Je retire le sac à dos et enfile ma veste de pluie. Je reprends le chemin et m'arrête deux kilomètres plus loin. Il n'a pas vraiment plu.

La marche se déroule dans des chemins de terre gorgés d'eau. La terre est amoureuse dans le coin et colle bien à mes chaussures. Je fais tellement de pas chassés que j'aurais dû enfiler un tutu rose ce matin en lieu et place de mon pantalon de marche kaki.

Il fait beau temps cependant et c'est en tee-shirt que j'arrive à Lectoure. Je me rends à la cathédrale Saint Gervais Saint Protais pour un moment alliant la pause et la prière. C'est jour de marché aujourd'hui et j'achète trois samoussas et trois nems. Il m'est donné un peu de salade pour accompagner le reste. Je descends les remparts et trouve un banc avec vue sur mer les jours ou la terre est plate, mais pas aujourd'hui. C'est l'occasion d'aérer les arpions.

Ayant fini de manger, je repars en direction de Marsolan. Le chemin est d'abord en bord de route et ne passe plus dans la zone très humide boisée. Le chemin se poursuit ensuite entre les champs. Le soleil cogne et je bois régulièrement.

Je me sens bien. Je me suis débarrassé des aigreurs d'estomac qui m'accompagnaient depuis quelques jours. Je leur ai dit que j'avais compris le message et elles se sont posées sur le bord du chemin, attendant le prochain pèlerin. Vous voilà prévenu !

Ça va tellement bien que j'envisage de poursuivre jusqu'à La Romieu où l'église Sainte Germaine. Je sais pouvoir bivouaquer dans ces deux lieux si chargés de foi, d'histoire.

Avant d'arriver en vue de Marsolan, je n'ai plus d'eau à boire. J'ai la gorge sèche et commence à divaguer. J'entends un bruit bizarre dans le ciel. C'est un essaim de brochettes verticales dans une inhabituelle position allongée. Comment est ce possible ? Je comprends en voyant Mahdi à califourchon sur la première brochette et qui me crie plusieurs fois "Sois Chentil et ça va t'aller". Il repart à toute allure en me disant qu'il est bientôt à court de sauce chimichurri. Il a l'air inquiet, alors je lui crie " Sois Chentil et ça va t'aller". Il me regarde bizarrement et m'envoie plein d'emojis au cheveux gris bouclés sur le dessus et rasés sur les côtés et qui ont la bouche en cul de poule.

Je continue en direction de Marsolan et dépasse des champs de chopes de bières bien fraîche, protégées par des tirs d'olives vertes fourrées à l'ail.

Je prends mes jambes à mon cou et j'arrive devant le cimetière de Marsolan. J'y fais le plein d'eau et j'ai l'impression de sortir d'un rêve.

Il commence quand même à pleuvoir et je prends ça comme le signe que je dois rester ici. Je commence à chercher une solution d'hébergement et la trouve en quelques minutes, alors que je suis abrité de la pluie. Dès que j'ai trouvé mon hébergement, la pluie s'arrête de tomber et le soleil revient..... Je crains alors de revoir Mahdi sur sa brochette verticale allongée. Je suis sûr qu'il est derrière tout ça. J'ai raison ! Je l'entends au loin qui crie "La pluie du matin n'arrête pas le Pèlerin". C'est absurde, cette histoire, non? On est en plein après-midi.

Yannick duval

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